Bonjour,
J’ai quelques questions concernant la trichomonose urogénitale.
Faut-il retenir l'ovule gynécologique (acide borique ou paromomycine) comme un traitement adjuvant de première intention, ou doit-on l'omettre, car la HAS 2024 le cantonne à un usage hors AMM (en cas d'allergie) ? D’autant que le parasite colonise des zones urétro-glandulaires profondes, je n’arrive pas à comprendre comment un traitement topique pourrait avoir un effet curatif.
En ce qui concerne le portage asymptomatique masculin, mon cours de fac, votre vidéo récapitulative et de nombreux livres indiquent un taux d'environ 90 %, mais la publication de la HAS l’évalue seulement entre 15 et 50 %... Quel chiffre dois-je retenir en priorité pour la grille de correction ?
En cas de contradiction, les recommandations de la HAS priment-elles sur les autres sources ?
Je vous remercie par avance pour le temps accordé à mes questions.
Bien respectueusement,
Antoine B
Bonjour,
Pour l'ovule il est en autorisation d'accès compassionnel donc pas à retenir pour le concours. Pour ce qui est de l'épidémio tu peux retenir environ 15% d'asymptomatiques chez les femmes et 90% chez les hommes (ce qui fait environ 50% des patients asymptomatiques si on fait la moyenne et c'est ce que dit la HAS dans la publication que j'ai lue). Donc la vidéo et tes cours ont raison et la publication de la HAS aussi. Si ça tombe en DBT ne donne pas de chiffre, tu peux simplement dire que les hommes sont majoritairement asymptomatiques. Les chiffres sont donnés à titre indicatifs mais ce n'est pas la priorité à retenir, le plus important c'est de connaître la tendance.
De manière plus générale il faut privilégier les informations de la HAS, elles sont plus régulièrement mises à jour et surtout ce sont elles qui donnent le dernier mot pour les corrections du concours.
J'espère avoir répondu à tes questions et n'hésite pas si tu en as d'autres
Bon courage pour tes révisions!
Je m'étais basé sur la reco ci-joint en pdf (page 7).
Effectivement, dans ce cas là base toi plutôt sur ce chiffre mais non, pour l'instant aucun chiffre épidémiologique précis n'est jamais tombé aux QCMs de l'internat, surtout pas un chiffre aussi peu fiable (même la HAS est entre 15 et 50%). L'important c'est de retenir les tendances générales. Dans ce cas précis je pense que comme les signes cliniques sont discrets le chiffre 90% vient des hommes ne voyant pas ou peu les symtômes et donc ne prenant pas de traitement.
Pas de problème et n'hésite pas si tu as d'autres questions ou remarques 🙂